Event: Fantasy, back to basics
Par Anne BESSON le 27 février 2024

Exposition
Découvrez l’exposition Fantasy, retour aux sources à la BnF de janvier à mars 2020.
Cet hiver, la Bibliothèque nationale de France met à l’honneur la Fantasy.Du livre au cinéma, en passant par la musique, la bande dessinée ou le jeu vidéo, elle imprègne notre culture contemporaine.J.R.R. Tolkien, George R.R. Martin ou encore J.K. Rowling et les adaptations audiovisuelles de leurs œuvres ont contribué à populariser cet imaginaire qui fait la part belle au surnaturel et à la magie. La Fantasy incarne à merveille les jeux d’interdépendance et d’hybridation qui s’opèrent de plus en plus entre les différents médias. Adaptations, reprises et détournements renforcent la notoriété des œuvres et leur assurent un succès toujours plus grand.
De la légende Arthurienne à World of Warcraft, en passant par Alice au Pays des Merveilles, Conan Le Cimmérien, Le Seigneur des Anneaux, Harry Potter ou Game of Thrones, la Fantasy développe des schémas et des stéréotypes qui lui sont propres : peuples imaginaires, créatures maléfiques, bestiaire fantastique, héros, prophétie, importance de la nature et du paysage, thème de la quête, etc.
BnF François-MitterrandQuai François-Mauriac, Paris 13e
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Destiné à tous les publics, le site se décline en quatre parcours de découverte :
– « jouer » sa propre aventure à la rencontre des codes du genre,
– « découvrir » ses grandes caractéristiques,
– « comprendre » pour approfondir ses connaissances sur les sources, les thèmes, les publics et les médias de la Fantasy,
– et enfin « transmettre » pour une exploitation pédagogique de ces contenus.
UN JEU VIDÉO : LE ROYAUME D’ISTYADDisponible sur le site de la BnF consacré à la Fantasy et ses origines et en salle A pendant la durée de l’événement, Le Royaume d’Istyad est un jeu vidéo d’aventure narratif et immersif qui invite le joueur à explorer un univers merveilleux peuplé de créatures et d’objets mystérieux.
Ce jeu en ligne a été créé par les Éditions multimédias de la BnF avec Florent Maurin, game designer et Anato Finnstark, creative illustrator.
ConférencesUne série de rencontres vous propose une plongée inédite dans le genre de la Fantasy et ses expressions les plus variées, à travers la littérature, le cinéma ou encore les jeux vidé en compagnie d’experts et des créateurs.
Jeudi 16 janvier – Anthologie d’un genre littéraire : origine, influence et perception de la Fantasy.
En écho au site Internet que lui consacre la BnF, cette conférence présente le genre multimédiatique de la Fantasy, depuis ses origines au XIXe siècle et ses sources dans les mythes et le folklore jusqu’aux évolutions de sa réception contemporaine.
Conférence d’Anne Besson, professeure en littérature comparée, UFR Lettres et Arts, université d’Artois.
Jeudi 23 janvier – Construire des mondes
Master class d’Erwan Le Breton, membre de l’équipe Editorial Creative Services d’Ubisoft et ancien directeur artistique de la licence Might & Magic.
Jeudi 30 janvier – « World of Warcraft », l’incarnation d’un genre
Découvrez l’univers de « World of Warcraft », à travers une analyse de sa direction artistique et de ses composantes Fantasy. Cette séance est accompagnée d’une performance live de concept art par Florian Devos.
Conférence de Marine Macq, directrice et commissaire de la galerie d’art vidéoludique Pixel Life Stories et Jean Jouberton, master en muséologie des nouveaux médias, Université Sorbonne Nouvelle.
Jeudi 6 février – Masterclasse
Anato est amoureux de la Fantasy depuis ses 10 ans. Florent n’y connaissait pas grand-chose avant de commencer à travailler sur le sujet pour la BnF. Ensemble, ils racontent l’élaboration du jeu « Le Royaume d’Istyald ».
Par Florent Maurin, game designer et Anato Finnstark, creative illustrator.
Mardi 25 février – Play conférence : Créer un univers Fantasy. L’exemple de « The Witcher 3. Wild Hunt »
Le dernier titre de la série « The Witcher », conçue par le studio polonais CD-Projekt d’après les ouvrages d’Andrzej Sapkowski, permet de questionner la manière dont jeu vidéo et littérature s’approprient l’Histoire et se répondent dans la création d’une univers fictionnel.
Séance animée par Romain Vincent, chercheur associé du département de l’Audiovisuel, Tony Fortin, journaliste et Justine Breton, maîtresse de conférences en littérature française, université de Reims (sous réserve).
Jeudi 5 mars – « De Conan le barbare à Game of Thrones » : la Fantasy au cinéma
L’histoire du cinéma Fantasy est ancienne et riche. Elle nous entraîne à l’orée du 7e art, sur plusieurs continents. Dans chaque situation, le genre a développé des thématiques complexes qui méritent d’être (re)découvertes et analysées.
Conférence de William Blanc, historien.
Jeudi 12 mars – Le Roi Arthur, un mythe contemporain
La légende du roi Arthur, qui contient déjà tous les codes de la Fantasy, inspire les créateurs de tout horizon. Comment les médias contemporains (cinéma, série, jeu vidéo, comics, etc.) continuent-ils de faire vivre ce mythe médiéval ?
Conférence de Justine Breton, maîtresse de conférences en littérature française, université de Reims Champagne-Ardenne et William Blanc, historien.
Concepts itinérants : Nouvelles études sur la fictionnalité
Par ADMIN SIRFF/ASIFF le 6 mars 2024

Edité par Monika Fludernik et Henrik Skov Nielsen
Ce volume est co-édité par le directeur de l'école supérieure de Freiburg "Narration Factuelle et Fictionnelle" (GRK 1767, Freiburg/Allemagne) et le directeur du Centre Aarhus pour les Études sur la Fictionnalité (Université d'Aarhus, DK). La collection d'essais réexamine la distinction souvent discutée entre fait et fiction à la lumière de la recherche florissante actuelle sur la fictionnalité. Elle offre un espace de dialogue pour les travaux en cours sur la fictionnalité en provenance de France, d'Allemagne, du Danemark et de Suède. En rassemblant les discussions sur la notion de fictionnalité en un seul volume, les éditeurs espèrent initier un échange entre les différentes traditions représentées dans les essais et faciliter la tâche de traduction des concepts et terminologies disponibles afin qu'ils puissent circuler entre différents modèles et cadres théoriques.
Nouvelles directions dans Fiction Studies
Par Anne BESSON le 1 juin 2023

9 June 2023 / Maison des sciences de l'homme, Poitiers (France)
Morning
9h30 Opening
9h40-10h20 – Stacie Friend (Birkbeck, University of London, UK): Fiction and philosophy
10h20-11h : Adam Toon (University of Exeter, UK): Fictionalism about the mind
Coffee break
11h20 – 12h – Francisco González Fernández (University of Oviedo, Spain): Fiction et mathématiques
12h – 12h40 – Ivan Jablonka (Univ. Sorbonne Paris Nord, France): Fictions of Method in the Social Sciences
Afternoon
13h40 – 14h20 : Jan Baetens (KU Leuven, Belgium): Fiction and Intermediality
14h20 – 15h : Gabrielle Trépanier-Jobin (UQAM, Canada): Fictional Immersion and Video Games
Coffee break
15h15-16h30 SIRFF-ISFFS General Assembly
Événement : Congrès de la SFLGC
Par Edgar DUBOURG le 25 octobre 2021
43ème Congrès de la Société Française de Littérature Générale et Comparée
"Les populations fictionnelles"
25-27 novembre
Les personnages sans nom : les anonymes et les foules
Par Edgar DUBOURG le 20 septembre 2021
Proposition pour une session de groupe ouverte lors du XXIIIe congrès de l’AILC,
Tbilissi, Géorgie, 24-29 juillet 2022
Charlotte Krauss, Université de Poitiers, charlotte.krauss@univ-poitiers.fr
Françoise Lavocat, Université de la Sorbonne nouvelle, francoise.lavocat@sorbonne-nouvelle.fr
Avec le soutien de la SIRFF-ISFFS (https://fiction.hypotheses.org) et de l’Institut Universitaire de France
Cette session de groupe propose de s’intéresser à ceux, qui, dans les œuvres fictionnelles, attirent généralement le moins d’attention : les foules et les anonymes.
Les personnages sans nom sont parfois illustres, comme « le petit prince », ou la créature de Frankenstein (qui est d’ailleurs souvent appelée par les lecteurs par le nom de son inventeur, confusion significative). Il est également des genres, comme les contes de fées, où les personnages semblent n’avoir pas besoin de nom. Dans certaines périodes et aires culturelles, le Japon ancien par exemple, les personnages de haut rang sont le plus souvent appelés uniquement par leurs titres (comme dans le Genji monogatari). Mais dans le roman réaliste comme au théâtre, notamment au XIXe siècle, ce sont surtout les serviteurs, les paysans, les pauvres gens qui en sont privés, ou doivent se contenter d’un prénom. L’absence de nom programme-t-il alors un rôle secondaire, ou même presque nul, dans l’action ? Quel effet produit la privation d’un nom (ou sa réduction à une initiale) pour un personnage principal, comme Ah Q, dans L'édifiante histoire d’Ah Q de Lu Xun (1921), ou K dans Le Procès de Kafka (1925) ?
Quant aux foules d’anonymes, on les rencontre dans les rues et les grands magasins, à l’occasion des fêtes et des bals, des guerres et des révolutions. Dans la littérature européenne, c’est la prise en compte du peuple comme constituant de la nation qui, depuis le début du XIXe siècle, mène à représenter les masses populaires et à donner un rôle actif aux oubliés de l’Histoire. Ainsi, la foule moscovite qui « se tait » à la fin de Boris Godounov (1831) d’Alexandre Pouchkine accepte les crimes d’Etat et se rend coupable. La peur bourgeoise des « barbares au milieu de la société » se retrouve dans des descriptions de masses incontrôlables et destructrices, par exemple dans la description de foules déchaînées dans les romans naturalistes. En parallèle à l’émergence du film, la littérature du début du XXe siècle représente les foules pour rendre compte d’une vie citadine sous le signe du progrès et du confort ; le réalisme socialiste s’intéressera quant à lui aux masses d’ouvriers – mais même joyeuses, les foules peinent à se détacher de l’arrière-plan et le récit tend souvent à suivre quelques personnages choisis qui reçoivent un nom. Cette lutte pour un rôle actif des foules anonymes pourra être l’une des questions à poser dans cette session de groupe. De même, il pourrait être intéressant de regarder les différences entre les médiums (roman, théâtre, film, bande dessinée…), les époques et les cultures.
Voici quelques pistes de réflexion, qui ne sont pas exhaustives :
- Personnages sans nom : quels sont les genres, les époques et les aires culturelles où l’intégralité ou une proportion significative de personnages ne reçoivent pas de nom ? Quels sont les effets produits par ce phénomène ?
- Nomination, genre et classe sociale : la nomination est-elle réservée aux classes supérieures ? Y-a-t-il une différence entre la façon de nommer les personnages féminins et les personnages masculins ? les paysans et les citadins ? les ouvriers et les bourgeois ? les enfants et les adultes ?
- Représentation de foules : quelles sont les occasions où apparait une foule ? Y-a-t-il des auteurs, des périodes, des genres qui les privilégient ? quels rôles leur fait-on jouer ?
Les langues de la session sont le français et l’anglais. Les approches diachroniques, les corpus larges, les analyses quantitatives sont particulièrement bienvenues.
Indicative bibliography / Bibliographie indicative
Drouet, Pascale et Françoise Dubor (dir.), La Foule au Théâtre, dossier des Cahiers FoReLLIS, Cahiers en ligne, 2015, https://cahiersforell.edel.univ-poitiers.fr:443/cahiersforell/index.php?id=327.
Goulemot, Jean Marie (dir.), « Foules », dossier de Littérature et Nation, n°1 de la 2e série, Université de Tours, 1990.
Lavocat, Françoise, « L'étude des populations fictives comme nouvel objet et le "style démographique" comme nouveau concept narratologique », https://www.fabula.org/atelier.php?Populations_fictives 24 septembre 2020.
Moretti, Franco, Graphs, Maps, Trees: Abstract Models for Literary History, London New-York, 2005.



